La gare du Teil (Ardèche) sera-t-elle desservie un jour ?
Alors que le président de la région AuRA et son Vice-président chargé des transports claironnent que la gare ardéchoise verra des trains bientôt pour la relier au sud, à Avignon Centre et uniquement, comptant sur une dérogation concernant des passages à niveau non conformes et sur les TER occitans qui « rebroussent » au Teil à vide, voici que la région Occitanie vient de décider en commission permanente le 21 février dernier des travaux pour éviter ce (grand) détour !
Si cette dernière définit comme priorité la mise en service complète de la Rive Droite du Rhône ouverte partiellement en 2022 entre Nîmes et Pont-Saint-Esprit, en effet la desserte de Villeneuve-lès-Avignon est prévue pour fin 2027, Roquemaure pour fin 2028 puis Laudun l’Ardoise, Aramon, Remoulins et Marguerittes à l’horizon 2030, côté nord en Auvergne Rhône Alpes rien de tel.
De plus au sud il y aura modernisation complète de la voie menée par SNCF Réseau, 230 millions d’euros investis. 158 km de voies seront ainsi rénovés entre Saint-Gervasy et Bourg-Saint-Andéol.
Et donc la région Occitanie investit près de 2,4 millions d’euros dans les études pour la création d’un aménagement permettant un retournement des trains liO à Pont-Saint-Esprit et pour la mise en place d’un poste d’aiguillage informatisé permettant de mieux gérer les circulations.
Auvergne Rhône Alpes devra donc pour tenir ses promesses y installer ses propres rames, ce qui n’était pas prévu au programme. C’est ballot.
Les problèmes s’accumulent au nord de la rive droite puisque s’y ajoutent la non desserte de Viviers et Bourg Saint-Andéol (Ardèche), au sud du Teil, qui sont aussi sur le territoire AuRA. Elle ne sont pas prévues ce qui fait bondir nos camarades de CUPSA dans un communiqué que nous avons publié.
La gare de Bourg Saint-Andéol
Pour la petite histoire la région Auvergne Rhône Alpes a signé un protocole avec SNCF pour ouvrir également Cruas et le Pouzin, à une condition : que l’état s’engage financièrement. Ce qu’il a refusé en 2024 (Réponse au député Hervé Saulignac du 7 mai) prétextant, et c’est vrai, que la réouverture de ces gares dépend de la région en tant qu’autorité organisatrice des transports.
