
Occitanie : 22 juin 2025 réouverture de la ligne Montréjeau Luchon
Elle est longue de 36 km et relie Bagnères de Luchon, appelée communément Luchon, (Haute-Garonne, 630m d’altitude) à Montréjeau également en Haute-Garonne, à l’altitude de 409 mètres. Les deux villes appartiennent au pays du Comminges.
Ligne fermée depuis 11 ans, la région Occitanie s’était engagée à la rouvrir en 2016, lors des Etats Généraux du Rail qu’elle a organisé dans chacun de ses départements.
Première région de France propriétaire et gestionnaire d’une ligne ferroviaire
Elle gèrera donc les circulations des trains, jusqu’à six allers-retours par jour, en 35 minutes chacun, mais aussi l’entretien des rails, des ouvrages, des gares… qu’elle pourra confier à une entreprise autre que SNCF Réseau.
Les travaux à la gare de Bagnères de Luchon vont encore bon train en ce début avril


La gare rénovée va être livrée et sera inaugurée le 25 avril prochain.
La région alerte aussi sur les nombreux passages à niveau (39) qui jallonent la ligne. Avec le retour des circulations en juin ils peuvent représenter un danger, le temps que les pyrénéens s’habituent à la nouvelle donne et que les habitudes se modifient.

Lancement le 22 juin
Avec un thème de journée à propos, « Un dimanche à la montagne », et des trains gratuits pour tous pour la découvrir, nul doute que cette ligne très touristique, avec le sommet culminant des Pyrénées à 18 km à vol d’oiseau, le pic d’Aneto, 3404 m saura trouver son public.

Et les autres réouvertures promises en Occitanie ?
– Alès – Bessèges : finalement reportée à début 2028, la réouverture n’est pas remise en cause.
– Sévérac le Château – Rodez : opération suspendue vu les demandes d’économies faites par l’Etat aux régions.
– Limoux – Quillan : opération suspendue vu les demandes d’économies faites par l’Etat aux régions.
Et les investissements côté routier ?
On note avec plaisir que l’Occitanie a renoncé à l’expérimentation de la gestion des routes nationales RN88, RN20 et RN125, contrairement par exemple à sa voisine Auvergne Rhône Alpes qui au 1er janvier 2025 a repris à l’Etat la gestion les routes nationales RN82, RN7 et RN88, soit un total de 756 km.
La forte dérive routière de la région voisine Auvergne Rhône Alpes au détriment clair du train
Refusant depuis plusieurs années le principe d’une participation au financement des travaux de réouverture de lignes ferroviaires, alors que l’ancien ministre des transports Clément Beaune avait promis la participation de l’Etat contre un engagement de la région, cette collectivité on le voit bloque toute une série de réouvertures demandées par les populations :
– Evian Saint-Gingolph (18 km, fermeture en 1988)
– Saint-Claude Oyonnax (30 km, fermeture en 2017)
– Rive droite du Rhône avec le retour du trafic voyageurs (ligne ouverte, il ne manque que la réhabilitation des gares)
– Firminy-Dunières (27 km, fermeture en 2003)
– L’axe Clermont Ferrand St-Etienne (47 km entre Thiers et Boën, suspension en 2016)
– Laqueuille Ussel (40 km, fermeture en 2014)
– Montluçon Eygurande-Merlines (92 km, fermeture en 2008)
– Lapeyrouse Volvic (56,7 km, fermeture en 2007)
Cette région s’est contentée de demander à SNCF Réseau et à l’Etat « de ne fermer aucune ligne » dans le CPER 2027 volet mobilités qui va, peut-être, on sait jamais, être signé, enfin, avant l’été 2025. « De ne fermer aucune ligne » signifiant toujours et encore « maintien en l’état » des infrastructures, très proches elles aussi de l’état de fermeture en Auvergne notamment, un savant maintien de SNCF Réseau pour quémander des financements éternels aux collectivités en refusant de moderniser. Nous en sommes là.
Et donc on ne pourra que féliciter la région Occitanie qui tient contre vents et marées à sa politique du train pour tous et à la modernisation de son réseau. Grand bravo.