L’Auvergne, ce cul de sac ferroviaire

Si l’on vient en train depuis le nord, Paris ou au delà, l’accès en train est facile, cadencé, avec une plage horaire correcte, depuis très tôt le matin jusquà tard le soir. On peut ainsi atteindre Vichy, Clermont Ferrand facilement, voire Issoire ou Brioude. Par contre si par malheur sa destination est hors de cet axe, c’est une autre affaire.
Que ce soit au nord ouest vers Montluçon, à l’ouest vers Volvic, à l’est vers Paray le Monial, vers Lezoux – Thiers, au sud est vers Le Puy en Velay, au sud vers Langogne et Nîmes, ou vers Millau Béziers, au sud ouest vers Aurillac et Toulouse, partout, dans toutes ces directions, l’offre est squeletique, indécente, non adaptée, en nombre de trains et en étendue horaire du service.
C’est ça le cul de sac ferroviaire auvergnat. Une fois arrivé le voyageur est coincé. Obligé de prendre un hôtel à Vichy, Clermont, Issoire ou Brioude pour attendre le lendemain et prendre les quelques rares trains pour poursuivre, souvent à vitesse de mulet vu l’état des voies. Si encore le train de nuit Paris – Clermont – Alès Nîmes / Millau Béziers / Aurillac existait encore on pourrait poursuivre sur ces directions et arriver à bon port. Ce n’est plus le cas depuis 2003.
La publication hier de la carte de l’état des dessertes ferroviaires en Auvergne par le collectif AuRAil est éclairante et fait parfaitement ressortir le scandale du service proposé aux habitants du massif central par l’Etat et la région Auvergne Rhône Alpes.
Voici cette carte (cliquer pour agrandir) :

De quoi illustrer parfaitement la manifestation des Sans trains en Colère du 30 mai à Clermont devant la gare à 14h00, dont le slogan est : « Plus de trains pour le Massif central » et « Stoppons le cul de sac ferroviaire de Clermont Fd ».